04 / TRANSMETTRE

Formation IA pour vos équipes.

Des ateliers fondés sur vos situations de travail pour apprendre à donner des instructions utiles, vérifier les réponses et traiter les données avec précaution.

Parlons de cette mission
Des usages compris par vos équipes
LA PRATIQUE FAIT LA DIFFÉRENCEILLUSTRATION
01Comprendre les possibilités
02Rédiger une consigne utile
03Vérifier les réponses
04Appliquer à son métier
Des professionnels travaillent ensemble autour de documents et d’un ordinateur
Scène illustrative créée pour IAPME Plus.
LE DÉROULEMENT

Comment se déroule une formation IA ?

  1. 01

    Recueillir les besoins des participants et leur niveau de départ.

  2. 02

    Travailler sur des exercices métier avec des données fictives ou autorisées.

  3. 03

    Produire une bibliothèque de consignes et un plan de mise en pratique.

LE PROGRAMME, À ADAPTER

Apprendre en faisant.

Des exercices métier avec des données fictives ou autorisées.

MODULE 01

Découvrir

Comprendre les usages, les limites et les précautions.

MODULE 02

Formuler

Rédiger une consigne avec contexte, format et critères.

MODULE 03

Vérifier

Contrôler les faits, les sources et les informations sensibles.

MODULE 04

Appliquer

Construire une première pratique dans votre métier.

EXEMPLE ILLUSTRATIF

Exemple pédagogique : apprendre sur un cas métier.

Une équipe prépare un compte rendu à partir de notes fictives, vérifie les engagements et compare le résultat à sa méthode habituelle.

Cas d’usage illustratif, sans résultat client revendiqué.
LE GUIDE PRATIQUE

Préparer une formation qui change les pratiques.

Les critères, les étapes et les questions à préparer avant votre premier projet.

IAPME PLUS / LE CADRAGE EN TROIS ÉTAPES01
Observer les tâches
02
Pratiquer sur un cas
03
Vérifier le transfert
  1. 01 — Observer les tâches
  2. 02 — Pratiquer sur un cas
  3. 03 — Vérifier le transfert
Schéma pédagogique original : Observer les tâches, puis Pratiquer sur un cas, puis Vérifier le transfert.
01

À quoi doit servir une formation IA en entreprise ?

Une formation IA utile permet à une personne de réaliser une tâche, de vérifier le résultat et de reconnaître les situations dans lesquelles elle doit demander de l’aide. Connaître le nom d’un modèle ou reproduire une démonstration ne suffit pas. Le point de départ est donc un travail observable : préparer un compte rendu, comparer deux documents, classer une demande ou retrouver une information dans une documentation autorisée. Le programme se construit à partir de cette tâche et des responsabilités de l’équipe.

Avant de choisir un format, écrivez ce qui devrait être différent après l’atelier. Une formulation comme « mieux comprendre l’IA » reste difficile à vérifier. « Préparer une synthèse dont chaque fait important peut être contrôlé dans la source » donne un objectif plus précis. Le responsable peut alors choisir un exercice, observer les difficultés et décider si un accompagnement supplémentaire est nécessaire. Cette précision évite de confondre une séance appréciée avec une compétence utilisable.

02

Observer les usages avant de construire le programme

Demandez aux participants comment ils utilisent déjà les outils, sans transformer cet échange en contrôle des personnes. Certains n’ont jamais ouvert un assistant ; d’autres ont construit leurs propres habitudes. Une même déclaration de niveau peut recouvrir des pratiques très différentes. Il est plus utile de regarder un exemple de tâche que de demander uniquement « débutant ou confirmé ? ». Examinez le document de départ, la consigne utilisée, les vérifications réalisées et les difficultés rencontrées.

Cette observation doit rester limitée aux informations nécessaires. Un exemple fictif ou anonymisé peut suffire à comprendre la méthode de travail. Il n’est pas nécessaire d’exposer un dossier client pour expliquer qu’une équipe prépare des réponses commerciales. Notez aussi les contraintes matérielles : outils accessibles, droits des comptes, réseau, langue de travail et possibilité de reprendre l’exercice ensuite. Un atelier fondé sur un outil inaccessible aux participants crée une dépendance à la démonstration du formateur plutôt qu’une pratique transférable.

03

Définir les compétences attendues

Décomposez l’objectif en gestes observables. Pour préparer un compte rendu, les compétences peuvent être : sélectionner une source autorisée, formuler un résultat attendu, signaler les informations manquantes, contrôler les décisions attribuées aux personnes et corriger le document avant diffusion. Cette décomposition permet de repérer précisément ce qui bloque. Une personne peut bien formuler une demande tout en vérifiant insuffisamment les affirmations produites.

Associez à chaque compétence une trace simple. Il peut s’agir d’une consigne annotée, d’un tableau de vérification ou d’un brouillon corrigé. La trace sert à discuter du raisonnement, pas à collectionner des captures d’écran. Définissez également ce que la formation ne couvre pas. Un atelier de rédaction n’enseigne pas automatiquement la configuration d’un agent connecté au système d’information. Rendre cette limite visible aide le responsable à choisir le bon parcours et évite de surestimer l’autonomie acquise.

04

Composer un groupe dont les besoins sont compatibles

Un groupe pertinent n’est pas nécessairement composé de personnes occupant le même poste. Plusieurs fonctions peuvent partager une tâche de synthèse, alors que deux personnes du même service travaillent sur des informations et des décisions très différentes. Cherchez une base commune : type de document, niveau de confidentialité, responsabilité de validation ou difficulté rencontrée. Cette base rend les échanges utiles sans obliger chacun à découvrir entièrement le métier de l’autre.

Lorsque les écarts sont importants, prévoyez un socle commun puis des exercices distincts. Une personne chargée de l’accueil peut travailler sur une réponse à une demande incomplète ; un responsable peut examiner les limites de cette réponse et son circuit de validation. Ils apprennent les mêmes principes tout en produisant des éléments adaptés à leur travail. Vérifiez aussi que chacun dispose d’un temps suffisant pour pratiquer, demander une précision et reprendre une tentative qui n’a pas donné le résultat attendu.

05

Choisir une tâche d’exercice réaliste et réversible

La première tâche doit être suffisamment réelle pour révéler les difficultés, mais assez limitée pour qu’une erreur n’ait pas de conséquence externe. Préparer un brouillon interne est souvent plus approprié qu’envoyer automatiquement un message à un client. Un bon exercice possède une entrée identifiable, un résultat attendu, des critères de contrôle et une possibilité de retour à la méthode habituelle. Sa réussite ne dépend pas d’une intégration technique complexe installée pendant l’atelier.

Écartez les exemples choisis uniquement pour leur effet spectaculaire. Une réponse impressionnante sur un sujet que personne ne connaît est difficile à vérifier. Une petite tâche familière permet au contraire aux participants de discuter de la qualité du résultat. Choisissez un document dont le groupe comprend les informations, les ambiguïtés et les conséquences. Le temps passé à vérifier devient alors une partie de l’apprentissage, au lieu d’être considéré comme un obstacle à la démonstration.

06

Préparer des données fictives sans perdre la difficulté du métier

Des données fictives utiles conservent la structure du problème. Pour une demande de devis, elles peuvent inclure une description incomplète, une contrainte de calendrier et une information contradictoire. Remplacer simplement tous les noms par « client A » ne suffit pas si le document contient encore des détails permettant de reconnaître une personne ou une situation. Faites examiner les exemples selon les règles de l’entreprise avant de les placer dans l’environnement d’exercice.

Préparez une version de référence que le formateur et le responsable métier peuvent consulter. Elle indique les faits présents, les informations absentes et les réponses acceptables. Cette référence n’a pas besoin d’imposer un texte unique. Elle doit surtout permettre de vérifier qu’un résultat ne transforme pas une hypothèse en certitude. Les participants peuvent alors comparer plusieurs formulations sans perdre le critère principal : respecter ce que la source autorise réellement à affirmer.

07

Vérifier les outils et les comptes avant l’atelier

Les accès doivent être testés avant la séance. Vérifiez que les participants peuvent se connecter avec un compte autorisé, retrouver les réglages utiles et utiliser les fonctions prévues pour l’exercice. Une démonstration réalisée sur un compte disposant de fonctions différentes peut créer des incompréhensions inutiles. Préparez une solution de remplacement si une fonction, un appareil ou le réseau est indisponible. L’objectif pédagogique doit pouvoir survivre à un incident matériel raisonnable.

Ne demandez pas aux participants de modifier seuls des paramètres d’administration pour faire fonctionner une démonstration. Identifiez la personne habilitée à décider des accès et des connexions. Les conditions d’utilisation des données, les réglages du fournisseur et les règles internes doivent être examinés dans leur contexte. Les ressources de la CNIL sur les usages professionnels de l’IA constituent un point de repère à rapprocher du projet ; elles ne remplacent pas cet examen concret.

08

Apprendre à formuler une consigne exploitable

Une consigne utile précise le travail à effectuer, les informations disponibles, le format attendu et les limites à respecter. Elle n’a pas besoin d’être longue pour être efficace. Pour préparer une réponse à une demande, demandez par exemple de distinguer les faits confirmés des précisions à obtenir, puis de proposer un brouillon sans engagement sur un prix ou un délai absent de la source. La consigne rend ainsi le contrôle possible.

Faites comparer plusieurs versions sur une même entrée. Une consigne peut produire un texte agréable tout en masquant les incertitudes ; une autre peut mieux préserver les informations mais nécessiter une reformulation. Le participant doit expliquer ce qu’il conserve et ce qu’il corrige. Cette discussion évite de présenter une formule comme une recette universelle. L’exercice Le bon brief peut servir de préparation, puis être complété par une tâche propre au groupe et par une vérification des résultats.

09

Faire de la vérification une compétence à part entière

La vérification doit être enseignée avec autant d’attention que la préparation de la demande. Demandez au participant d’indiquer où il retrouve chaque fait important, quels éléments ont été ajoutés et quelles informations restent incertaines. Une réponse fluide peut contenir une erreur discrète ou modifier la portée d’une phrase. Il faut donc apprendre à comparer le résultat à la source, et pas seulement à relire son style.

Évitez une grille qui réduit tout à une impression de qualité. Distinguez exactitude, complétude, utilité, confidentialité et conformité au périmètre de la tâche. Une synthèse peut être exacte mais oublier une réserve qui change la décision. Une réponse peut être complète mais trop engageante pour être envoyée sans accord. Cette séparation aide les participants à corriger le problème réellement observé et à reconnaître les cas dans lesquels leur propre contrôle n’est pas suffisant.

10

Enseigner la gestion des informations manquantes

Un exercice doit contenir des cas où la bonne réponse consiste à demander une précision ou à ne pas conclure. Sans ces cas, les participants peuvent apprendre à considérer tout résultat comme une solution. Préparez une demande dont le délai n’est pas connu, un document qui ne contient pas la référence recherchée ou deux sources qui se contredisent. Définissez à l’avance le comportement attendu dans chacune de ces situations.

Le participant peut reformuler la limite, proposer les questions nécessaires et identifier la personne capable de répondre. Il ne doit pas combler le manque par une affirmation vraisemblable. Cette pratique est particulièrement importante quand un document préparé peut être pris pour une décision déjà validée. Demandez au groupe de choisir une formulation qui reste compréhensible pour son destinataire : la limite doit être visible sans obliger celui-ci à deviner quelles parties du texte sont encore à confirmer.

11

Organiser une progression entre démonstration et pratique

Une démonstration courte permet d’expliciter la méthode, mais elle doit laisser place à une tentative autonome. Le participant observe d’abord une tâche commentée, réalise ensuite un exercice proche, puis traite une variante qui modifie un élément important. Le formateur peut ainsi distinguer une reproduction de gestes d’une compréhension du raisonnement. La variante doit rester cohérente avec la compétence visée, sans introduire soudain une difficulté étrangère au programme.

Prévoyez un moment pour examiner les erreurs, y compris celles du formateur ou de l’outil. Les difficultés observées sont une matière pédagogique utile si elles sont expliquées sans mettre les personnes en défaut. Faites reprendre une consigne, corriger un brouillon et justifier une décision de non-diffusion. La progression devient plus concrète lorsque chacun repart avec la version initiale, la correction réalisée et une explication de la différence entre les deux.

12

Examiner un cas pédagogique de synthèse documentaire

Prenons un cas fictif : une équipe souhaite préparer une note à partir de plusieurs comptes rendus internes. Certains points sont confirmés, d’autres sont des propositions et une décision reste en attente. L’exercice consiste à produire une synthèse structurée qui conserve ces différences. Le résultat ne doit pas attribuer à un participant un accord qu’il n’a pas donné, ni transformer une proposition en action décidée.

La référence pédagogique distingue les informations par leur statut. Le groupe vérifie d’abord le contenu de la synthèse, puis sa présentation. Une erreur d’attribution est traitée avant une préférence de formulation. La variante d’évaluation peut ajouter un compte rendu plus récent qui corrige une information précédente. Le participant doit alors repérer la version utile et expliquer ce qu’il modifie. Ce scénario montre comment apprendre à gérer la source et sa portée, plutôt qu’à produire seulement une page bien rédigée.

13

Examiner un cas pédagogique de réponse commerciale

Dans un second cas fictif, une entreprise reçoit une demande qui décrit un besoin mais ne précise ni le périmètre complet ni les conditions de réalisation. L’assistant peut préparer une réponse qui accuse réception, résume les éléments compris et demande les informations nécessaires. Il ne doit pas promettre une disponibilité, un tarif ou un délai qui n’a pas été validé. Le participant doit reconnaître ces engagements même lorsqu’ils sont exprimés de manière polie ou indirecte.

Le contrôle peut porter sur quelques questions précises : le besoin est-il correctement repris ? Une information absente a-t-elle été inventée ? Le destinataire sait-il quelle précision fournir ? Le texte peut-il être validé par la personne responsable ? Cette grille produit une discussion plus utile qu’une comparaison de styles. Une variante peut introduire une contradiction entre le message et une pièce jointe ; le résultat attendu doit alors rendre cette contradiction visible avant toute proposition de suite.

14

Préparer un exercice sur les sources et les accès

Un exercice de recherche documentaire doit montrer que la présence d’un document dans un ensemble ne suffit pas à autoriser sa diffusion. Préparez des sources fictives associées à plusieurs projets et des droits d’accès définis pour chaque rôle. Le participant examine quelles informations peuvent être utilisées dans sa tâche et quelles demandes doivent être transmises à un responsable. La formation n’a pas besoin d’ouvrir un véritable dossier sensible pour expliquer cette distinction.

Si le programme porte sur un assistant connecté, séparez l’apprentissage de l’utilisateur et la configuration des permissions. Savoir poser une question ne signifie pas savoir administrer la base documentaire. Identifiez ce qui relève du responsable des données, du métier ou du prestataire technique. Le guide sur les agents IA permet de préparer cette discussion, notamment sur les sources, les actions autorisées et les comportements attendus quand une réponse ne peut pas être donnée.

15

Évaluer les acquis sur un cas différent

L’évaluation doit introduire une situation nouvelle mais comparable à l’exercice travaillé. Reprendre exactement le même document risque de mesurer une mémorisation du résultat. Changez par exemple le destinataire, ajoutez une information manquante ou modifiez le statut d’une décision. Le participant doit pouvoir expliquer sa démarche et les contrôles réalisés, sans dépendre d’une formule apprise mot pour mot pendant la démonstration.

Consignez les observations par compétence. Une même personne peut réussir à préparer une consigne et avoir encore besoin d’aide pour vérifier les références. Cette information permet d’organiser la suite sans résumer tout le parcours à une note globale. Si une compétence n’a pas pu être observée, indiquez-le. Une présence à l’atelier, un exercice incomplet et une compétence démontrée sont des faits différents ; ils ne doivent pas être présentés comme une même preuve d’autonomie.

16

Choisir une grille d’observation compréhensible

La grille d’observation doit rester utilisable après la formation. Elle peut distinguer une tâche réalisée avec aide, une tâche réalisée de manière autonome et une tâche dont la vérification reste insuffisante. Décrivez ce qui a été vu, plutôt que d’attribuer une qualité générale à la personne. « Deux faits importants n’ont pas été rapprochés de la source » est plus exploitable que « manque de rigueur ».

Compétence observéeTrace à examinerQuestion de contrôle
Définir la tâcheConsigne rédigéeLe résultat attendu et ses limites sont-ils explicites ?
Préserver les faitsBrouillon annotéChaque affirmation importante est-elle justifiée ?
Gérer un manqueRéponse à une varianteLa limite est-elle signalée au lieu d’être comblée ?
Préparer la diffusionVersion finaleLa personne habilitée à valider est-elle identifiée ?

Adaptez la grille à la mission réelle et expliquez son usage au groupe. Elle sert à choisir le prochain accompagnement, pas à faire croire qu’un test interne constitue une certification externe.

17

Prévoir les supports remis aux participants

Les supports utiles reprennent la méthode, les critères de contrôle et les exemples autorisés. Une longue collection de consignes copiées peut devenir rapidement difficile à maintenir. Préférez quelques fiches qui expliquent ce qu’il faut adapter : source disponible, objectif, destinataire, format, limite et validation. Le participant doit comprendre pourquoi un exemple fonctionne dans un contexte et ce qui change lorsqu’il le réutilise ailleurs.

Remettez aussi une liste des erreurs observées et des solutions examinées. Cette liste doit éviter de contenir des données personnelles inutiles ou des documents clients utilisés par inadvertance. Indiquez les versions des supports et la personne chargée de les mettre à jour. Si une fonction de l’outil change, une fiche doit pouvoir être corrigée sans laisser circuler plusieurs instructions contradictoires. Le support constitue ainsi un point de reprise, et non la preuve que tous les cas futurs ont été couverts.

18

Articuler la formation avec les règles internes

La formation doit rendre les règles de l’entreprise applicables dans une tâche. Une règle disant simplement « être prudent avec les données » reste difficile à utiliser. Les participants doivent savoir quels comptes employer, quelles informations éviter, quelle validation demander et à qui signaler un problème. Ces éléments doivent être préparés avec les personnes responsables ; le formateur ne peut pas les inventer à la place de l’entreprise.

Le travail sur une charte d’usage de l’IA peut être mené avant l’atelier ou enrichi par les difficultés qui y sont observées. Ne présentez pas un document pédagogique comme un avis juridique automatiquement adapté à toutes les activités. Si une règle dépend d’un contrat, d’un traitement de données ou d’une obligation particulière, faites examiner ce point dans son contexte. L’atelier peut aider à formuler les questions et à préparer les informations nécessaires à cet examen.

19

Organiser une reprise après l’atelier

La première utilisation au poste de travail révèle souvent des difficultés que l’exercice n’avait pas rencontrées. Prévoyez un canal de retour et une personne capable de trier les demandes. Certains problèmes concernent l’outil, d’autres la qualité des sources ou l’absence d’une règle de validation. Les confondre peut conduire à refaire une formation alors que le véritable besoin est de clarifier un processus ou de corriger une documentation.

Demandez aux participants de conserver seulement les traces nécessaires à l’explication du problème, dans un espace autorisé. Une question peut être reformulée avec des informations fictives avant d’être partagée avec un intervenant extérieur. Examinez ensuite si le cas nécessite une précision du support, un nouvel exercice ou un changement du périmètre d’usage. La reprise doit produire une décision explicite ; elle ne doit pas devenir une dépendance permanente à une assistance qui valide chaque message à la place de l’équipe.

20

Répartir les responsabilités de l’accompagnement

Le responsable métier choisit les tâches et la qualité attendue. Le responsable des accès examine l’environnement et les permissions. Le formateur organise les exercices et rend les difficultés observables. Les participants mettent la méthode à l’épreuve et signalent ce qui ne correspond pas à leur travail. Cette répartition peut être assurée par plusieurs personnes ou par des rôles réunis dans une petite structure ; l’essentiel est que les décisions ne restent pas sans propriétaire.

Précisez aussi qui accepte une modification du programme. Une demande d’ajout peut sembler petite tout en changeant profondément la séance, par exemple passer d’un brouillon interne à un agent qui déclenche des actions. Cette extension appelle un examen des données, des accès et des tests. Le conseil en stratégie IA peut aider à arbitrer ces besoins lorsque plusieurs équipes ou projets doivent être coordonnés. L’atelier conserve alors son objectif au lieu de chercher à couvrir tous les sujets en même temps.

21

Préparer un devis de formation comparable

Pour comparer des propositions, demandez un périmètre explicite : public concerné, objectifs, prérequis, modalités, exercices, supports, évaluation et reprise éventuelle. Un intitulé identique peut recouvrir une présentation générale ou un accompagnement construit sur des tâches de l’entreprise. Examinez ce qui sera préparé avant la séance et ce qui sera remis après. Les licences, les comptes nécessaires et les éventuelles prestations complémentaires doivent être distingués.

Ne comparez pas uniquement une durée affichée. Regardez la possibilité de pratiquer, la prise en compte des niveaux et la méthode de vérification. Une séance plus longue n’est pas automatiquement plus utile si elle accumule les fonctions sans objectif clair. À l’inverse, un format court peut convenir à une tâche limitée si ses prérequis sont déjà satisfaits. La proposition doit permettre de comprendre cette adéquation et de vérifier ensuite que la prestation livrée correspond à ce qui avait été convenu.

22

Vérifier séparément financement et reconnaissance

Le contenu pédagogique, l’éligibilité d’une dépense et une éventuelle reconnaissance externe sont des sujets différents. Ne déduisez pas une prise en charge du simple fait qu’une formation concerne l’IA. Demandez les informations nécessaires au prestataire et au financeur concerné avant une inscription ou un engagement. Les conditions dépendent du dispositif et de la situation ; ce guide ne garantit ni financement ni certification.

Les ressources de France Num consacrées à l’adoption de l’IA peuvent aider à repérer des points d’entrée et des ressources de sensibilisation. Elles ne constituent pas un agrément d’IAPME Plus ni la preuve qu’une prestation particulière serait financée. Conservez les confirmations utiles et vérifiez leur portée. Cette séparation permet de choisir d’abord un programme adapté, puis d’examiner les conditions administratives avec les interlocuteurs habilités, sans transformer un argument commercial en promesse certaine.

23

Décider de la suite à partir des observations

À la fin du parcours, comparez les compétences attendues aux traces réellement produites. Identifiez ce que l’équipe peut utiliser, ce qui nécessite encore une aide et ce qui reste hors périmètre. Une décision utile peut être de conserver un seul usage bien maîtrisé, de revoir les données ou de différer une connexion technique. Elle n’a pas besoin d’aboutir à l’achat d’un outil supplémentaire pour que la formation ait produit une information utile.

Préparez le prochain pas sous une forme courte : tâche retenue, personne responsable, règles de contrôle, difficulté à réexaminer et moment prévu pour en discuter. Si les résultats ne permettent pas encore de conclure, indiquez ce qui manque. Pour préparer un échange, rassemblez un exemple autorisé de la tâche, les niveaux du groupe, l’environnement disponible et la compétence visée. La page contact permet de présenter ce contexte avant de définir un accompagnement, sans présumer du format ou de son résultat.

Pour approfondir cette question.

FAISONS LE PREMIER PAS

Votre prochain projet
commence par un échange.

Une tâche à simplifier, une équipe à former ou une idée à clarifier : parlons de ce qui compte pour votre entreprise.

Parlons de votre projetPremier échange gratuit · Sans engagement