GUIDE 03 / CHECKLIST

Quelles données préparer avant un pilote IA ?

Identifiez ce que votre projet manipule avant de lui donner accès à vos outils.

01

Décrire les informations utilisées

Quel document ou champ est nécessaire ? Contient-il des données personnelles ou des informations confidentielles ? Qui peut déjà y accéder ?

02

Examiner le fournisseur

Vérifiez le contrat, les usages des données, les paramètres de confidentialité, les sous-traitants et les conditions d’hébergement. Un nom de produit ne suffit pas à répondre à ces questions.

03

Limiter les accès

Accordez uniquement les permissions nécessaires à la mission. Préparez des données de test et évitez les comptes administrateurs pour les opérations courantes.

04

Prévoir la conservation et le contrôle

Documentez ce qui est enregistré, pendant combien de temps et comment le supprimer. Faites examiner les obligations applicables par votre référent données ou votre conseil.

LE GUIDE PRATIQUE

Examiner les informations avant de connecter un outil.

Les critères, les étapes et les questions à préparer avant votre premier projet.

IAPME PLUS / LE CADRAGE EN TROIS ÉTAPES01
Inventorier les sources
02
Limiter les permissions
03
Préparer la conservation
  1. 01 — Inventorier les sources
  2. 02 — Limiter les permissions
  3. 03 — Préparer la conservation
Schéma pédagogique original : Inventorier les sources, puis Limiter les permissions, puis Préparer la conservation.
01

Quelles informations faut-il examiner avant de connecter un outil ?

Avant un pilote IA, identifiez les informations nécessaires, leur provenance, leur version et les personnes autorisées à les utiliser. Décrivez aussi les données qui seront produites, les logiciels qui les recevront et les décisions qu’elles pourraient influencer. Cet inventaire doit permettre de décider ce qui peut entrer dans le test, ce qui demande une vérification et ce qui reste exclu. Il ne s’agit pas de collecter tous les documents disponibles pour préparer une démonstration plus impressionnante.

Commencez par la tâche et sa sortie. Pour préparer une synthèse, quelques documents approuvés peuvent suffire. Pour répondre à une question client, il faut savoir quelle offre et quelles conditions sont applicables au dossier. Une connexion technique ne règle pas ces questions de fond. La checklist aide à les rendre visibles avant d’accorder des permissions et à conserver une trace des décisions prises avec les responsables métier, techniques et de protection des données.

02

Décrire le parcours des informations de bout en bout

Dessinez les étapes depuis l’arrivée de la demande jusqu’au résultat final. Indiquez où une information est saisie, copiée, transformée et conservée. Notez les échanges manuels et les services externes qui interviennent. Un schéma simple permet souvent de repérer une copie inutile ou un passage de responsabilité mal compris. Il aide également à expliquer le projet à une personne qui doit autoriser un accès sans connaître tous les détails de la tâche.

Ne limitez pas l’inventaire aux fichiers d’entrée. Une réponse générée, un historique de conversation, une trace d’erreur et un export peuvent contenir des informations issues du dossier. Leur destination doit être examinée. Si le dispositif est connecté à un outil métier, précisez les champs qu’il peut lire et ceux qu’il peut modifier. La différence entre lecture et écriture influence les conséquences d’une erreur et le type de validation nécessaire avant le pilote.

03

Nommer une personne qui peut approuver chaque source

Pour chaque ensemble documentaire, identifiez un responsable capable d’expliquer sa portée et de confirmer sa version. Cette personne ne doit pas nécessairement gérer le serveur ou l’application. Elle doit savoir quels documents font référence, lesquels sont périmés et quelles exceptions existent. Sans cette responsabilité, une équipe technique peut connecter correctement une source dont le contenu n’est pas fiable pour le travail demandé.

Définissez comment le responsable sera sollicité lors d’un changement. Une nouvelle procédure peut remplacer une ancienne sans que son nom de fichier change. Un catalogue peut être mis à jour dans un système mais rester ancien dans un export. Prévoyez une vérification avant la recette et une méthode de réexamen pendant l’exploitation. Le dossier doit conserver la version utilisée pour expliquer les résultats d’un essai, même si une source plus récente devient disponible ensuite.

04

Construire un inventaire qui conduit à des décisions

SourceUtilité dans le testResponsable à confirmerQuestion avant accès
Documentation approuvéeRetrouver une réponse vérifiableResponsable métierQuelle version fait référence ?
CataloguePréparer une fiche ou une réponseResponsable de l’offreQuels champs sont fiables ?
Demandes entrantesComprendre le besoin et les exceptionsResponsable du parcoursQuelles informations sont nécessaires ?
Dossiers clientsContextualiser un travail autoriséResponsable compétentQuelles personnes et quels outils peuvent y accéder ?
Résultats du piloteÉvaluer les erreurs et les reprisesResponsable de la recetteQue conserver pour expliquer la décision ?

Ce tableau est un modèle de préparation, pas une autorisation d’utiliser les catégories citées. Remplissez-le avec les sources réellement envisagées et leur périmètre. Une ligne sans responsable ou sans réponse importante reste une question à résoudre. La checklist est utile lorsqu’elle conduit à limiter un accès, préparer un exemple ou demander une validation avant d’aller plus loin.

05

Vérifier la provenance des documents et des champs

Demandez d’où vient l’information, comment elle a été obtenue et ce qu’elle représente. Un export peut mélanger des données saisies par plusieurs équipes avec des champs calculés. Une note interne peut contenir une interprétation plutôt qu’un fait confirmé. Faites conserver cette distinction dans le dossier et, si nécessaire, dans la sortie du dispositif. Une formulation fluide ne doit pas effacer les incertitudes présentes dans la source.

Pour une donnée reprise d’un site ou d’un document externe, identifiez la source exacte, la date et les conditions d’utilisation à examiner. Le caractère accessible d’une page ne suffit pas à autoriser tous les usages possibles de son contenu. Faites vérifier les droits et les limites applicables au projet par la personne compétente. Évitez de présenter un ensemble de documents publics comme une base propriétaire simplement parce qu’il a été rassemblé ou mis en forme pour le test.

06

Déterminer les informations réellement nécessaires

Repartez de la question posée au dispositif. Quels éléments sont indispensables pour produire une sortie utile ? Quels champs sont seulement pratiques ? Lesquels peuvent être remplacés par une référence ou un exemple fictif pendant la recette ? Cette analyse permet souvent de réduire les informations exposées et de rendre le test plus facile à comprendre. Un accès large ne doit pas être la conséquence automatique de la facilité offerte par un connecteur.

Documentez les exclusions avec leur raison. Vous pouvez décider de tester un format de courrier sans coordonnées réelles ou un classement sans le texte complet de chaque dossier. Vérifiez toutefois que la simplification conserve la difficulté à examiner. Si elle retire toutes les exceptions, les résultats seront peu représentatifs du travail futur. Présentez cette limite dans l’évaluation plutôt que de considérer qu’une réussite sur un jeu simplifié prouve la préparation à l’ensemble des situations réelles.

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Examiner les données personnelles dans le contexte du projet

La CNIL rappelle que la collecte et l’utilisation de données personnelles par un système d’IA doivent respecter le RGPD et les droits des personnes. Avant le pilote, décrivez les personnes concernées, les informations utilisées et le rôle des différents intervenants. Le responsable compétent pourra alors examiner le cadre applicable. Cette préparation ne permet pas d’attribuer automatiquement une base juridique ou de conclure à la conformité d’un dispositif.

Ne confondez pas le retrait de quelques identifiants avec une anonymisation démontrée. Un texte peut conserver une combinaison de détails qui renvoie à une personne ou à un client. Lorsque l’objectif est seulement de tester une fonction, des situations fictives peuvent éviter de reproduire ces détails. Faites valider leur préparation et leur usage. La checklist doit signaler les inconnues et orienter l’examen, sans donner aux utilisateurs une fausse assurance fondée sur une transformation superficielle du document.

08

Distinguer données personnelles, confidentialité et droits d’usage

Un document sans donnée personnelle peut rester confidentiel ou soumis à des restrictions contractuelles. Une méthode de fabrication, une négociation ou un tarif spécifique peut demander une protection particulière. Inversement, une donnée personnelle n’est pas évaluée seulement selon le caractère secret du document. Examinez ces dimensions séparément avec les responsables concernés. Une simple étiquette « public » ou « interne » peut être insuffisante pour décider du parcours autorisé.

Décrivez la règle pratique attendue de l’utilisateur. Doit-il préparer un exemple ? Demander une validation ? Utiliser une autre interface ? Transmettre la tâche à une personne habilitée ? La réponse doit être applicable au travail habituel. Les détails juridiques et contractuels peuvent figurer dans un dossier distinct, mais la consigne doit permettre de reconnaître les situations qui exigent cet examen. La charte d’usage sert ensuite à rendre ces décisions accessibles à l’équipe.

09

Contrôler la qualité des champs avant de les interpréter

Vérifiez les formats, les unités et les valeurs absentes. Une date peut désigner la réception d’une demande ou sa dernière modification. Un montant peut correspondre à un total, une ligne ou une estimation. Un nombre stocké comme texte peut être accompagné d’un symbole ou d’un séparateur différent. Documentez ce que chaque champ signifie avant de demander une comparaison ou un calcul. Les erreurs de définition restent possibles même si la connexion fonctionne parfaitement.

Préparez des cas où l’information manque, semble incohérente ou appartient à une autre période. Définissez le comportement attendu : laisser la valeur inconnue, demander une précision ou exclure le cas du calcul. Évitez de remplacer silencieusement une absence par zéro. Cette substitution peut changer le sens d’un résultat et fausser une décision. Un dictionnaire court des champs et de leurs exceptions facilite la recette et réduit les interprétations différentes entre métier et technique.

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Identifier les doublons et l’unité de travail

Définissez ce qui représente un dossier unique pour votre tâche. Un client peut transmettre plusieurs messages pour une seule demande, tandis qu’un même message peut contenir deux besoins distincts. Choisissez les références qui permettent de suivre l’opération sans confondre la personne, l’échange et le travail à réaliser. Cette décision doit être prise avec le métier ; elle ne se résume pas à retirer les lignes qui possèdent le même nom.

Testez une demande reçue deux fois et une demande corrigée après son premier traitement. Le dispositif doit distinguer une relance, une mise à jour et un nouveau dossier selon les règles prévues. Si une action est déjà enregistrée dans le logiciel de destination, une reprise doit examiner cet état avant de recommencer. La page automatisation développe les erreurs et les relances. Pour la checklist données, le livrable attendu est une identité de travail compréhensible et des cas de test associés.

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Faire apparaître les versions et les contradictions

Associez aux documents leur portée et leur statut : approuvé, brouillon, remplacé ou conservé pour l’historique. La date de modification du fichier ne suffit pas toujours à définir son autorité. Un ancien contrat peut rester applicable à un dossier, tandis qu’une note récente concerne seulement une autre offre. Demandez au responsable métier d’expliquer la règle de choix avant de construire une recherche documentaire ou une synthèse.

Incluez un cas où deux sources semblent donner des réponses différentes. Si aucune règle approuvée ne permet de trancher, la sortie doit signaler le conflit et demander une décision. Ne comptez pas sur la fluidité du modèle pour résoudre une contradiction de l’organisation. Le pilote peut révéler un besoin de gouvernance documentaire. Dans ce cas, corriger les sources et leurs responsabilités peut être une étape préalable plus utile que multiplier les consignes de génération.

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Vérifier les permissions effectives et les séparations

Listez les personnes et les comptes techniques qui accèdent aux informations. Pour chacun, précisez le besoin et le niveau d’action : consultation, modification, partage ou suppression. Vérifiez la configuration réelle dans l’outil, pas seulement la règle écrite dans un document. Une permission héritée d’un dossier partagé peut donner accès à davantage de contenu que le corpus retenu pour le test. Cette différence doit être examinée avant l’utilisation.

Lorsque plusieurs clients ou équipes sont concernés, préparez un test de séparation. Un utilisateur d’un groupe ne doit pas recevoir un résultat provenant d’un autre groupe si ce partage n’est pas autorisé. Utilisez des cas fictifs identifiables pour vérifier la frontière sans exposer de dossiers réels. Conservez le résultat attendu et ce qui a été observé. Un filtre d’interface ou une instruction donnée au modèle ne prouve pas, à lui seul, que les permissions sont correctement appliquées.

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Examiner les sorties autant que les entrées

Une synthèse peut rassembler des informations qui étaient séparées dans les documents sources. Son niveau de sensibilité doit être examiné selon son contenu réel et ses destinataires. Définissez où elle sera conservée, qui pourra l’ouvrir et comment elle sera validée. Si la sortie est copiée dans un autre logiciel, vérifiez que ce logiciel possède le bon périmètre d’accès et que les règles de partage restent cohérentes avec la tâche.

Les messages d’erreur et les historiques peuvent également contenir des extraits de source. Déterminez ce qui est nécessaire au diagnostic et ce qui peut être exclu. Demandez comment l’équipe pourra expliquer un résultat sans conserver indéfiniment tous les contenus traités. Cette décision dépend du projet et des obligations applicables ; aucun délai unique n’est proposé ici. La checklist sert à faire examiner les catégories de traces et à attribuer la décision au responsable approprié.

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Préparer la conservation et la suppression

Établissez une liste des copies créées pendant le pilote : fichiers d’essai, exports, résultats, journaux et pièces partagées pour le support. Pour chacune, indiquez le besoin de conservation, le responsable et la règle à vérifier. Les conditions du fournisseur doivent être confrontées à ces décisions. L’entreprise doit savoir ce qu’elle peut supprimer directement et ce qui dépend d’une procédure ou d’un autre intervenant.

Testez la fin de vie d’un cas fictif. Après suppression ou retrait d’un document du corpus, vérifiez ce qui reste accessible dans l’interface, dans les exports et dans les résultats conservés. Cette observation ne permet pas de certifier l’effacement de tous les systèmes du fournisseur, mais elle peut révéler un écart dans votre propre parcours. Documentez la portée du test et les points qui nécessitent une réponse contractuelle ou technique complémentaire.

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Constituer un jeu de recette qui représente le travail

Choisissez des situations ordinaires, des exceptions et des demandes qui doivent être refusées ou transmises. Pour chaque cas, conservez la version des sources, les permissions prévues et le résultat acceptable. Évitez de sélectionner uniquement les dossiers faciles à transformer. La recette doit montrer à la fois ce que le dispositif sait faire et les conditions dans lesquelles il doit s’arrêter ou demander une information supplémentaire.

Séparez les cas de réglage et quelques cas d’évaluation nouveaux. Réutiliser toujours les mêmes exemples peut masquer une dépendance aux ajustements effectués pendant le développement. Notez les modifications entre deux essais pour comprendre ce qui a changé. Le dossier de recette n’a pas besoin d’un score global artificiel : un résultat lisible par catégorie d’erreur et par conséquence permet souvent de décider plus clairement si le périmètre peut être conservé, réduit ou étendu.

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Un exemple pédagogique de préparation de catalogue

Imaginons un commerce qui souhaite préparer des descriptions à partir d’un catalogue fictif. L’inventaire distingue la référence produit, la matière confirmée, les dimensions et les informations manquantes. Le test autorise une reformulation mais interdit d’inventer une compatibilité ou un avantage technique. Le responsable de l’offre définit les champs qui doivent apparaître et les termes qui demandent une preuve dans la fiche approuvée.

Un premier cas contient toutes les informations nécessaires. Un second manque de dimensions ; la sortie doit conserver cette absence au lieu de produire une valeur plausible. Un troisième contient deux références proches qui ne doivent pas être mélangées. La recette vérifie la justesse et le temps de correction. Cet exemple décrit une méthode, pas un résultat commercial ni une expérience client. Le catalogue réel, les droits et les conditions du fournisseur demanderaient leur propre examen avant mise en service.

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Organiser les décisions avant la connexion

Pour chaque point ouvert, désignez une personne, une action et un résultat attendu. « Vérifier les données » reste trop vague. « Confirmer la version du catalogue et signaler les champs sans référence » donne une tâche vérifiable. Un point peut être résolu, accepté avec une limite ou bloquant. Conservez la raison de cette décision afin qu’une autre personne puisse comprendre le périmètre sans supposer que tous les éléments ont été validés de la même manière.

Le responsable du pilote doit pouvoir présenter les conditions manquantes avant d’autoriser les accès. Certaines peuvent être levées pendant une préparation ; d’autres imposent de réduire le test. Cette discipline protège aussi le calendrier : une dépendance identifiée tôt se traite plus facilement qu’un refus découvert après la construction. Le guide du premier projet relie ces décisions aux étapes de l’essai et à ses critères de poursuite.

18

Rejouer les contrôles lorsque le périmètre évolue

L’ajout d’un utilisateur, d’une source ou d’un connecteur peut modifier les risques et la qualité du résultat. Définissez les changements qui demandent une nouvelle vérification. Une simple mise à jour de corpus peut introduire des documents contradictoires ou ouvrir un nouveau périmètre de données. Le registre doit permettre de retrouver la décision initiale et d’identifier ce qui a réellement changé avant de rejouer les tests concernés.

Conservez un historique assez précis pour expliquer les incidents sans collecter des informations inutiles. Notez les versions, les permissions et les résultats de recette pertinents. Si le dispositif se comporte différemment, comparez d’abord ces éléments plutôt que d’accuser uniquement le modèle ou l’utilisateur. Une checklist maintenue est un outil de travail : elle doit suivre les modifications matérielles du projet et permettre de décider quand une nouvelle observation est nécessaire.

19

Vérifier un incident sans propager le dossier

Préparez une fiche de signalement qui décrit le moment, l’action demandée et le résultat observé. La personne qui reçoit le signalement doit pouvoir comprendre la catégorie d’erreur avant de demander des éléments supplémentaires. Évitez de joindre automatiquement un historique complet ou un export de clients à chaque ticket. Le canal de support, les permissions de ses destinataires et la conservation des pièces demandent aussi un examen adapté au projet.

Sur une simulation, faites rechercher un dossier fictif et constater une réponse provenant d’une mauvaise version. Demandez ensuite à l’équipe de signaler l’écart avec seulement les références nécessaires pour retrouver le cas. Vérifiez que le responsable sait accéder à la source autorisée, suspendre l’usage si nécessaire et conserver une trace de la décision. L’exercice permet d’examiner le fonctionnement du circuit sans exposer de personnes réelles.

Après correction, rejouez le cas concerné et quelques cas voisins. Une règle ajoutée pour une source peut affecter la recherche dans une autre. Documentez le résultat et la version utilisée plutôt que de fermer le signalement sur la seule base d’un changement de configuration. Si le défaut n’est pas reproductible, conservez cette limite et indiquez ce qui reste à observer. Le dossier de données doit aider à comprendre les incidents, sans promettre de produire une certitude que les éléments disponibles ne permettent pas d’établir.

20

Préparer le dossier de données du pilote

Le dossier final rassemble un inventaire des sources, un dictionnaire des champs utiles, les permissions approuvées, les règles de version et le jeu de recette. Il indique les points non résolus et les limites retenues. Faites-le relire par une personne qui n’a pas construit le dispositif : peut-elle retrouver la source d’un résultat, comprendre une exclusion et identifier qui peut autoriser une modification ? Cette vérification donne une mesure concrète de sa lisibilité.

Pour préparer un accompagnement, décrivez une tâche, une source représentative et une difficulté de qualité ou d’accès, sans joindre spontanément des documents confidentiels. Utilisez la page de contact en tenant compte du fonctionnement indiqué dans cette prévisualisation. Un inventaire complet n’est pas une garantie d’absence d’incident. Il fournit une base pour limiter les accès, vérifier les résultats et traiter les écarts avec des responsabilités mieux définies.

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